Yonger & Bresson, le mouvement maison

Tic tac... 26 octobre 2012

Yonger & Bresson est une marque horlogère française fondée en 1975 qui assemble ses montres à Morteau dans le Doubs.
Elle se revendique comme étant de luxe et commercialise depuis 2011 son premier mouvement développé en interne…

Après une campagne publicitaire catastrophique dans les années 80, Yonger & Bresson tente tant bien que mal de redorer son image jusque-là écornée.
Et comme il faut toujours laisser une seconde chance, un petit test s’impose…

Le packaging…

La première chose que l’on attend d’une marque qui se veut haut de gamme, c’est un emballage à la hauteur. Personne ne dénigrerait les packagings très fonctionnels d’Apple par exemple…

Dans le monde de l’horlogerie, des marques comme Festina ou Lotus, pourtant grand public, proposent des écrins de très bonne facture qui valorisent le produit.
Malheureusement, c’est un peu la déception qui prime devant la boîte en métal remplie d’une mousse bon marché accompagnée d’une notice version Post-it qui semble imprimée à la main…

La finition…

Les habitués des boîtiers en métaux brossés auront le sentiment de se trouver en présence d’un objet un peu cheap.
Néanmoins, après une observation minutieuse, les matériaux utilisés semblent être plutôt nobles (sans tirer vers le précieux) et on constate que les photos promotionnelles ne rendent pas justice à cette montre.
Il est cependant dommage que les aiguilles rayent le fond du cadran ; cela réduit considérablement l’effet escompté…

Côté bracelet, le cuir façon crocodile reste très discret. Les pointilleux apprécieront la doublure teintée de rouge qui donne un certain cachet.
Le balancier apparent finement gravé au dos de la montre confirme cette impression de qualité…

Le mouvement…

Yonger & Bresson se targue d’avoir élaboré, conçu et assemblé son mouvement maison en France. Celui-ci est à remontage automatique bidirectionnel et peut être remonté manuellement grâce à la couronne.
S’il est compliqué de connaître la réelle provenance des différentes parties du mécanisme, on peut facilement imaginer qu’elles viennent d’un pays lointain (vers l’est).

Annoncé avec une réserve de marche de près de quarante heures, le ressort semble se desserrer en moins de vingt.
Information à prendre au conditionnel car dépendante de l’activité du porteur de la montre. Et dans l’informatique, on ne bouge pas beaucoup…

A environ +30 secondes sur trois jours, ça reste convenable mais ça n’est malheureusement pas à la « précision suisse »…

Verdict…

Pour une montre entre 300€ et 500€ fabriquée en France, on ne peut pas vraiment en demander plus.
Il est cependant dommage que de petits défauts viennent dégrader le rendu d’un produit qui semble travaillé.

Pour le même prix, d’autres fabricants proposent des modèles validés et éprouvés par la sévère communauté des amateurs de montres.
Mais au final, le but reste toujours de trouver une montre qui plaise à celui qui la porte…

4 commentaires

  1. Axel dit :

    « Pour le même prix, d’autres fabricants proposent des modèles validés et éprouvés »

    Oui ! Mais pourquoi s’arrêter en si bon chemin. Lesquels selon toi?

    1. Aurélien dit :

      Seiko ou Vostok par exemple…

      Mais ce n’est pas le sujet de l’article. 😉

  2. Axel dit :

    Certes, certes 🙂

  3. Chris dit :

    J’aurais beaucoup aimé que vous développiez la partie « pour une montre entre 300 et 500€ fabriquée en France on ne peut pas vraiment demander plus ».

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