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Communication

La boîte à menthol..., Par ici...
Tics de langages…
3 septembre 2011 à 20:26 2
Elément omniprésent des conversations de bureau autour de la machine à café, le tic de langage pollue (ou complète) les échanges sans que les intervenants n'en aient conscience. Et malheureusement, comme tout le monde, vous en avez aussi ! Ecoutez-vous parler... Petit tour des plus entendus...

Le tic de feedback

Dans cette catégorie, on trouve le fameux "t'sais" (parfois retranscrit "tsé") qui selon les psychologues signifierait "tu sais" :
- Je suis allé au ciné hier, t'sais. Voir un film, t'sais. - Non, je savais pas mais dans un sens oui puisque jusque-là, ce que tu me racontes est logique...
Dans le même style, mais plus réservé à la génération Hip-Hop/Skyrock-premier-sur-le-rap, il existe la variante "t'as vu" :
- Je suis allé au ciné hier, t'as vu. Voir un film, t'as vu. - Non, j'ai pas vu car j'étais pas là. C'est pour ça que tu me le racontes, non ?
Dans les deux cas, on ressent ce besoin de réponse qu'attend l'interlocuteur. Besoin qui, malgré la casquette LA Lakers violette, démontre peut-être un manque de confiance en soi. Qui sait ?

Le tic inutile

Se classent ici les mots qui ne traduisent rien et n'apportent rien à la conversation. Un des grands exemples est le "quoi" en fin de phrase :
- Je suis allé au ciné hier, quoi. Voir un film, quoi. - Et justement, tu as vu quoi ?
Ne pas confondre avec le "quoi" du nord de la France qui s'apparente plutôt à un "je vous dis ce qu'il en est". Une sorte de raccourci. On peut le mêler à "voilà" pour créer le super tic "voilà quoi". Attention, si vous êtes étudiant, c'est moins deux points lors d'une soutenance. Autre tic inutile, le "ouais gros" :
- Ouais gros, je suis allé au ciné hier (quoi). Voir un film, gros. - Alors, déjà, je suis pas gros, ok ?

Le tic enthousiaste

Partager son bonheur en alourdissant les phrases avec des "c'est tip top", "c'est génial", "cool", etc. est fréquent. Pas bien méchant, ce tic est souvent contagieux. On l'attrape en fréquentant quelqu'un qui l'a déjà.

Le tic pédagogique

Proche du tic de feedback, celui-ci demande en retour une manifestation de compréhension :
- Je suis allé au ciné hier, ok ? Voir un film, ok ? - Ok.
Ça fonctionne aussi avec "d'accord".

Le tic dénué de sens

Certains mots sont utilisés hors de leurs contextes de base et en perdent donc leurs sens premiers. C'est le cas de "grave", par exemple :
- Je suis allé au ciné hier. Voir un film. - Grave !
En fait non ; ce n'est pas grave. Mais bon... Le "tout à fait" peut également donner ses lettres de noblesses à cette catégorie :
- Je suis allé au ciné hier. Voir un film. - Tout à fait.
Nous avons là une situation bien plus grave puisque "tout à fait" ne veut tout simplement rien dire.

Le tic idiot

Dans un style un peu différent, existent les tics idiots. Proches de la catégorie précédente, ceux-ci possèdent, en plus, un petit côté absurde.
- Tu peux me prêter ton crayon à papier s'il te plaît ? - Oui, pas de souci.
Espérons que le prêt d'un crayon à papier et autres fournitures de bureau n'entraîne pas trop de souci ou d'inquiétude pour leur propriétaire.

Le tic de mouvement

Le "vas y" est très certainement l'emblème de cette classe :
- Je suis allé au ciné hier. Voir un film. - Vas y, raconte ! - Je peux rester là quand-même ?

Le tic Internet

On ne pouvait pas faire sans cette catégorie tant elle pollue les discussions numériques. On trouve, ici, le fameux "lol" :
- Je suis allé au ciné hier, lol. Voir un film, lol. - Effectivement, ça a l'air super drôle.
On peut substituer le "lol" par des "mdr", "ptdr", "xptdr", etc. Certains commencent même leurs phases par "kikou" mais ceux-ci se trouvent dans une catégorie incurable.

Le tic régional

Un tic régional, tel que "putain", "con", "boudu", etc. enrichit la phrase plus qu'autre chose. C'est un peu un moyen de la mettre en musique.
- Je suis allé au ciné, con. Voir un film, con. - Hé ho con ! Il était bien ?
Ça passe même pendant les entretiens d'embauche.

Un besoin vital ?

Peut-on imaginer une conversation sans ces petites expressions qui, en général, ne lui apportent rien ? Ces tics favorisent-ils la transmission des émotions ? Rares sont ceux qui peuvent se targuer de construire un échange complet sans ces petits éléments superflus. Certains, même, les cumulent (voilà quoi, t'as vu)...
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La boîte à menthol..., Par ici...
Communication non verbale…
19 décembre 2008 à 14:40 0
Communiquer : du latin classique communicare ("partager") qui prit ensuite le sens de "entrer en relation avec". Le verbe latin est construit avec le préfixe con- ("avec") et munus ("devoir", "office", "emploi", "fonction", "tâche").
Un des besoins les plus essentiels à la construction de chaque individu qui a un jour posé un pied sur cette terre. Sous plusieurs formes, la communication est bien entendu essentiellement verbale ; liée à un dialecte ou à un langage. Mais s'il est si facile de faire passer une information, c'est également parce que les mots employés sont accompagnés de gestes et de divers événements présents dans l'environnement de l'émetteur et du récepteur. On va, par exemple, constater que la gestuelle, le regard et le positionnement du corps seront des éléments extrêmement importants lors de la transmission d'un message... L'interprétation d'un message dépend grandement de l'apparence de son émetteur. C'est bête à dire  mais une cravate aidera grandement au moment de donner un ordre mais sera moins recommandée qu'un nez rouge pour faire rire un enfant. Ainsi, chaque récepteur créera sans s'en rendre compte une interprétation anticipée du message qui lui sera envoyé. Et ce, rien qu'en se basant sur l'apparence physique de son interlocuteur. C'est là qu'entrent en jeu les personnes chargées de la communication... Aujourd'hui, tout le monde fait attention à l'image qu'il véhicule. De manière plus ou moins nuancée, certes, mais en prenant le parti de se rattacher à un groupe, à une culture ou à une tradition. C'est le boum des accessoires de mode, les boutiques en sont pleines et rivalisent d'originalité. Une simple paire de lunettes devient plus un bijou qu'un outil de santé et même les grandes marques entrent dans la danse. Chez les hommes, les boutons de manchette font leur grand retour. Devenus inutiles avec l'arrivée des chemises à poignets classiques, ceux-ci incarnent aujourd'hui l'aspect dynamique et tendance du jeune homme d'affaires bien dans ses fringues. Ils peuvent également servir à véhiculer des informations sur leur propriétaire : métier, loisirs, passions... Exit les boutons classiques à chaînette du grand-père. Le bouton de manchette du 21ème siècle est un outil social. C'est le moment de remettre aux goûts du jour cet accessoire jugé vieillot ou symbole d'une classe aisée. Abusez-en...
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